Cette cotation n'existe pas encore. C'est pourtant la vision présentée par The Seas We Love à Cancún, début octobre, lors de l'événement Global Gateway « Shaping a Caribbean Sargassum Value Chain », organisé par l'Union européenne et le Mexique pour les acteurs caribéens mobilisés sur la question des sargasses. Une séquence créée avec l'IA illustrait chaque étape de la chaîne de valeur envisagée. Cette vision est stimulante et mérite attention, mais elle soulève aussi des questions.

Le coût par tonne est déterminant

Plus le coût ajouté à chaque tonne de sargasses collectées augmente, plus il devient difficile de rendre l'opération économiquement viable dans bien des situations. L'avenir repose sur des solutions « simples, durables et déployables à grande échelle » : faciles à utiliser, aussi sobres techniquement que possible, modulaires, adaptables et adaptées aux contraintes insulaires, qu'il s'agisse de l'hôtellerie ou des collectivités.

De grands navires de collecte peuvent, un temps, envoyer le signal politique qu'une action est engagée. Mais à quoi sert une solution que la plupart des littoraux touchés ne peuvent ni financer ni exploiter ?

Construire les premiers maillons de la chaîne de valeur

Chez Sargawatt, nous développons des solutions pour prévoir, collecter et stabiliser les sargasses. Notre objectif est de rendre ces premières étapes accessibles financièrement, efficaces, respectueuses de l'environnement et capables de changer d'échelle. Elles sont indispensables à la création de valeur qu'espèrent de nombreux acteurs.

Sargawatt ne prétend pas agir seule. Répondre au défi des sargasses exigera une large coopération technique, opérationnelle et politique dans toute la Caraïbe.

Matthieu Bergot

Découvrir l’approche de Sargawatt pour la collecte des sargasses